
Un refus peut prendre plusieurs formes: un non direct, une série de questions, une lenteur calculée, une plaisanterie ou une nouvelle condition ajoutée chaque fois qu’une réponse est donnée. Toutes les questions ne sont pas de l’opposition, mais toutes ne nécessitent pas non plus une nouvelle explication.
Clarifier avant de conclure au refus
Avant de répéter la consigne, il faut vérifier qu’elle est comprise et possible. Est-elle formulée en une action? Le matériel est-il disponible? La personne sait-elle par où commencer? Une difficulté d’organisation, de compréhension ou de régulation peut ressembler à un refus volontaire.
Une vérification brève suffit souvent: «Dis-moi ce que tu fais en premier.» La réponse permet de distinguer un manque de compréhension d’une contestation du cadre.
Fermer la boucle de la négociation
Lorsqu’une explication claire a été donnée, continuer à justifier chaque détail peut déplacer l’objectif. La discussion ne sert plus à comprendre, mais à retarder l’action ou à modifier le rapport de force. L’intervenant peut alors résumer une dernière fois, nommer le moment prévu pour reparler de la règle et revenir à l’action attendue.
La formule est simple: reconnaître la question, maintenir la consigne, offrir deux options acceptables et fixer un délai raisonnable. Par exemple: «Je comprends que tu n’es pas d’accord. Pour maintenant, tu commences ici ou à la table du fond. Nous reparlons de la règle après l’activité.»
Choisir des options qui restent de vraies options
Un faux choix augmente la méfiance. Les deux possibilités doivent être acceptables pour l’adulte et réalisables pour le jeune. Elles peuvent varier le lieu, l’ordre ou le soutien offert, mais elles ne devraient pas annuler l’objectif essentiel.
Éviter la surenchère
Ajouter une conséquence à chaque commentaire crée rapidement une chaîne difficile à appliquer. Il vaut mieux annoncer une suite connue, proportionnée et reliée au comportement, puis la mettre en œuvre calmement. La cohérence compte davantage que la sévérité.
Observer la fonction du refus
Après coup, l’équipe peut chercher ce que le refus a permis: gagner du temps, éviter une tâche perçue comme difficile, préserver son statut, obtenir une interaction ou retrouver un sentiment de contrôle. Comprendre cette fonction n’excuse pas le comportement. Cela aide à prévoir une option acceptable qui répond au besoin sans retirer le cadre.
Un critère concret de progression
La réussite peut être définie comme le début d’une action dans un délai donné, avec une seule relance. Ce critère est plus utile que «être coopératif», parce qu’il permet à plusieurs intervenants d’observer la même chose et d’ajuster leur réponse ensemble.
Pour aller plus loin
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